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Ça y est… valises dépliées éparses dans l’appartement, affaires jetées, machine à laver pleine ras la gueule, frigo vide… ça sent la fin des vacances…
Ma tête bourdonne encore des 12 heures passées dans la machine infernale qu’on nomme voiture ! Toute l’équipe de bout-de-papier est aux abois, la troupe peine à se mouvoir, lente et étourdie par les ronflements encore latents du moteur pétaradant. Une décision doit être prise. Après une concertation commune (nous vivons dans une parfaite démocratie de celui qui parle le plus fort) nous décidons de faire fis de ce réfrigérateur proposant sa maigre offrande : une poêlée de chou-fleur datant des années 50 ! Courage : Fuyons !
Une heure plus tard : L’équipe est au pied de guerre, l’haleine pleine d’alcool, le verbe facile au premier bar-restaurant trouvé. Chacun y va de ses exploits et de ses souvenirs. Déjà ceux-ci sont démultipliés par le doux moment cajolé que sont les escapades hors « le monde moderne ».
On commence par se rappeler ce voyage à travers une Suisse hostile : les nuages partout qui de force s’imposent dans les vallées, sur le lac. Certains même poussaient leur conquête jusqu’à gravir, ou dévaler selon l’humeur du jour, les collines avoisinantes.
La Suisse on peut vous en parler, on l’a vu au moins cinq heures depuis la fenêtre ! Des routes pleines de virages anguleux, des gros cailloux montagneux partout, des nuages sauvages et des lacs immenses.
A la fin du périple roulant il y a Postua, petit village du bout de la route perdu dans le Piémont italien.
Que dire... c’est un pays d’arbre, de boissons aromatisées et de ballades. Un endroit où l’on peut rester des jours au creux d’un arbre. Ecouter l’eau couler avec une bouteille de vin, un pique-nique et personne qui ne dise pas bonjour et ne discute pas un bout avec vous avant de reprendre sa route.
Pays de tranquillité et de quiétude…
Malheureusement la capitale est scindée en deux par une rivière d’un mètre de large et chacun tire un peu de vanité en fonction de sa position géographique.
La troupe de bout-de-papier ayant cœur à rapprocher les peuples l’a traversée pour vous !
De rage certains des membres ont même créé une fracture rivolare à celle-ci.
Ne vous inquiétez pas au premier bar les rivalités s’effacent. Le pays sait se réconcilier, terre de chant et d’ivrogne.
Tous les soirs le village se retrouve aux terrasses, chacun y pousse son cri, bon ou mauvais dans des cacophonies mi françaises, mi italienne, le tout sur fond alcoolisé plein de cet air d’osmose des peuples...
Les réponses(3)
Auteur : Barbarette
J'aime votre façon d'écrire, vos illustrations. C'est un chouette endroit que le vôtre, plus qu'un bout de papier, qu'un bout d'écran, des p'tits bout de vie denses. Je reviendrais. Merci d'avoir posté chez moi pour me permettre de vous découvrir ! A bientôt donc !
Auteur : All
Vous êtes sympatiquement sympas et avec plein de talents de surcroît... vous l'a-t-on déjà dit ??? voilà qui est fait.
Auteur : bout de papier
Que de compliments ! que dire, merci...
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