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Les râleurs en vacances


Ballades enchantées, ruelles merveilleuses, architecture délirantes, et outre moult adjectifs à l’accent flatteur viennent à l’esprit de celui qui pense à Bruges. Là dans ce décor grandiose nous avons poussé nos pas !


tete-bruges

Lui : Fatigue, perte de centimètres, marre de faire le guignol bovin de touriste ! J’use mes yeux à regarder, mes pieds à marcher, tu vois pas que je m’abime !
Elle : Et toi tu m’uses ! Tes jérémiades, les pleurs des enfants, les klaxons des vélos, les cris des cochets… Là, je craque !
Lui : C’est trop facile ! On m’exploite, me force, me pousse, tout ça parké avec tout les bestiaux à casquettes suant la bière. Je clame mes droits ! Cloppe, café, terrasse, ombre, chaise et affalement !

Là l’équipe décide de chercher où faire halte. Elle tourne autour des terrasses, de place en place, à l’affut de tranquillité. On se bouscule, les gens se rentrent dedans sans vergogne, c’est à celui qui cognera le mieux. Notre méthode, contracter les épaules, bien rentrées, pour taper le sternum !

L’équipe de bout de papier à une terrasse. Des arbres, des bâtiments en brique rouge, des oiseaux. Une boisson devant chacun, les coudes posés sur la table, la tête dans les mains, ils gémissent doucement.

Elle : AAAAAAAAAAAAAAAAh….
Lui : On a dit doucement les gémissements.
Elle : aaaaahaaaha ?!
Lui : Bah voilà ! Alors, on n’est pas bien là ?
Elle : Si si, on rentre quand ?

Ca roule, on quitte le pays plat du polder. Finit les paysage sans fin, ce monde ou rien ne peut cacher la vue, où même les bosquets ont trop hontes pour pousser plus haut qu’une vache…

Arrivés au bord de mer en France, il pleut. Il règne au Touquet une atmosphère d’attente recueillie. Pourquoi cette foule massée et silencieuse ? Combien sont ils à se peller sous les gouttes ?

course-char-touquet

Lui : Y a beaucoup de cons ici aussi.
Elle : C’est ce qu’on appelle : L’effet de groupe. Regarde on a quitté le pays de la vache pour celui du mouton !
Lui (à une tierce personne) : Excusez moi on peut s’assoir et attendre avec vous ?
La tierce (sans fausse note) : mmh.

Notre équipe de parvenus prend place au sein du troupeau.

Elle : Ha ! Une course de char à voile !

poulet-touquet

Quelques secondes passent… Les oiseaux s’accumulent sur la plage… Les chars sont à l’arrêt…

Lui : J’en ai vu un bouger !
Elle : Effet d’optique… Il se passe rien… Y a pas de vent…

Lui (à la tierce) : Ca a commencé il y a longtemps ?
La tierce : ALLEZ VA Y DOUBLE !!!

Elle : Laisse on n’en tirera rien. C’est le pays de l’immobilisme…
Lui : On dirait les présidentielles. Allez viens, partons.

Les réponses(1)

Auteur : Henri


"C’est le pays de l’immobilisme…
Lui : On dirait les présidentielles"

Meuh non, Meuh non! Jack s'est désisté, tu peux sortir de sous le lit ;-) J'aime bien vos clichés! Qui a pris quoi, je ne sais pas, alors je vous vois, si si, je vouvoie! On ne sait jamais!

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